Samedi 12 avril 2014 : Oviedo

 

         Le jour pointe à peine lorsque je m’éveille dans la chambrée que je partage pour la première fois depuis 6 jours avec d’autres marcheurs. J’ « émerge » dans un état d’esprit « confus » conjuguant une impression de « déphasage » avec mes compagnons sur le point de débuter leur cheminement alors que le mien est achevé et un sentiment de plénitude lié au fait d’être arrivé au bout de cette voie réputée « difficile » ; état d’esprit sans aucun doute renforcé par le sentiment de régénération forgé par ma tranquille marche dans la Meseta puis surtout par ces 6 derniers jours de « bienheureuse solitude ».

         Je me lève donc dans un état quasi second pour me rendre successivement dans une cafétéria voisine prendre mon petit déjeuner puis à la cathédrale où je « vole » quelques images et fais valider ma crédencial.

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Alors que 10 h sonne, je me décide à reprendre pied dans la réalité en gagnant, par une avenue bordée d’imposants immeubles, la gare afin d’acheter mon billet de retour.

        

IMGP9581La chose faite, je rejoins l’hôtel situé à quelques mètres de la cathédrale et annoncé (cf. hospitalier m’ayant accueilli hier soir) comme pratiquant des prix «doux » ; j’y suis accueilli par une charmante cuisinière, parlant français, qui me propose effectivement une chambre avec tout le confort pour la modique somme de 24 €. Je m’y installe et profite longuement de la salle de bain privative avant que de ressortir pour une courte promenade dans les rues environnantes me permettant de découvrir quelques unes des nombreuses statues positionnées dans la ville (notamment 2 se faisant vis à vis ).

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 Rapidement une sorte de langueur me gagne et je m’installe sur la terrasse d’un minuscule estaminet donnant directement sur la cathédrale. J’y passe ainsi près de 3 h oscillant entre rêverie, lecture, observation des passants et dégustation d’un verre de vin de la Rioja (payé 2€50 ce qui me semble un tarif exorbitant).

 

        La faim se faisant sentir je gagne la sidréria attenante à mon hébergement, remplie d’espagnols dégustant dans un joyeux brouhaha les spécialités de la maison et y déjeune avant que de souscrire au rituel de la sieste.

 

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     La journée s’achève avec une nouvelle séquence de farniente sur la terrasse du même estaminet ; séquence qu’interrompt l’arrivée d’un groupe folklorique animant les abords de la cathédrale pour les invités d’un « cossu » mariage.

 

 

 

 

     Le jour déclinant et soucieux de diner avant la cohue du soir je regagne la sidéria pour y gouter à d’autres spécialités accompagnées d’une bouteille de cidre des Asturies.

     Voyant l’établissement se remplir et la fatigue (à moins qu’il ne s’agisse d’une ivresse débutante due à l’orujo commandé en fin de repas !) me gagnant je remonte à ma chambre  ../..

      ../.. et alors que le sommeil me gagne, je fais le constat que je présente très probablement une "addiction" au Chemin avec son cortège d’expériences,  tant le mois de septembre et sa promesse de nouveau départ sur le Chemin Primitif me semble loin !