vendredi 11 avril 2014 : La pola de Lena -- Mires -- Oviedo

La Pola de Lena _ Mieres

     Parti d’un pas tranquille, après une nuit ininterrompue d’un peu moins de 10 heures, en m’étant fixé comme objectif la localité de Mieres (soit une pérégrination de 14 Km), j’ai finalement marché jusqu’au terme de la voie : Oviedo.

     Retrouvant en cette circonstance l’euphorie de la marche m’ayant porté en 2013 à O’Ceibréro après une cheminement  de 42 Km, j’ai ainsi de nouveau fait l’expérience de cet état (proche d’une transe) qu'induit l’effort physique d’’une marche "forcée" au-delà des limites annoncées par le corps.

 

Mieres - Oviedo

 

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Parti sous un temps gris j'ai grignoté sur une route bitumée (donc honnie par mes pieds), sans appétence particulière, les kilomètres jusqu’à la localité d’Ujo et son église Sainte Eulalie avec son porche (prè) roman

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     Après une rapide déambulation dans la nef, j’ai relancé, sous un ciel de plus en plus menaçant, ma progression (m’arrêtant sporadiquement afin de fixer quelques images) pour finalement atteindre, sous un crachin débutant, les « mornes » abords de la cité de Mieres.

 

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Après une rapide collation, prise face au rio et baigné dans l’odeur de l’herbe fraîchement coupée par les employés municipaux, j'ai repris, d’un pas sénatorial, alors que 12h sonnait, ma marche vers le centre ville et sa place Riquexo avec ses statues rappelant le mode de service spécifique du cidre, spécialité de la région  (gouté un peu plus tard ce dernier s'avérera doux et "dépuratif").

 

                L’albergue local ne devant ouvrir qu’à 17h et le centre ville ne retenant pas mon attention je décidais (après une halte dans un café à l’accueil « indifférent ») de progresser jusqu’à Oviedo.

       Annoncée pour 19 Km avec des difficultés de 2 ou 3/3, cette section m'a cependant alors semblé   négociable dans un délai compatible avec une arrivée suffisamment précoce pour trouver un hébergement. Ainsi, alors que 13h n’a pas encore sonné, suis je engagé dans les "tristes" faubourgs de la ville.

coube dénivellés J6

 

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Aux trottoirs le long d’une voie rapide ont succèdé rapidement une route de forte déclivité puis une voie rurale. J’ai ainsi « avalé » quelques kilomètres comme poussé en avant par l’euphorie de m’élever puis simplement progresser sur ces voies offrant sporadiquement la vision d’une chapelle, d’une mosaïque ou d’un horreo.

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696     Après une nouvelle pause dans un village (se résumant à une rue) situé à 14 Km d’Oviedo, j’ai grignoté de lieux dits en villages "inanimés" ces routes rurales désertes et vallonnées jusqu’à atteindre un sentier bordé d’eucalyptus (qui éveilla irrépressiblement en moi le souvenir -- voire  la nostalgie -- de mon cheminement de 2013 !) et d’apercevoir au loin le but de mon périple.

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    Dès lors de chemins ombragés par les eucalyptus en voies communales empierrées  puis bitumées, j’ai atteins la périphérie d’Oviedo puis l’esplanade de la cathédrale, terme symbolique de mon périple.

 

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     C’est conduit par 2 cadres providentiellement rencontrés, que j’ai  rejoins, par un lacis de vieilles rues, l’albergue municipal.

   Accueilli par un empathique hospitalier parlant le français mais manifestement « débordé » par les arrivées, j’y ai décliné très lentement les passages obligés de la validation de la crédencial / obtention de ma salvadora puis  d’un lit avant que de réaliser mes ablutions de fin d’étape.

   La journée s’est achevée, dans un état de relâchement / fatigue croissants, par une brève sortie pour acheter les produits nécessaires à la réalisation d’un frugal repas pris rapidement dans une salle commune désertée par les autres marcheurs présents, tous manifestement au début de leurs périples (les uns par le Chemin Primitif, les autres par la fin cotière du Chemin du Nord).